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Voici les danses enseignées au studio: La Salsa: La salsa est une danse improvisée, qui se danse généralement à deux, mais que l'on peut pratiquer également seul ou à plusieurs (exemple : un leader et deux partenaires, plusieurs couples en même temps, deux leaders et une partenaire, etc.).
Minutage Danser la salsa est vraiment très très simple : il suffit d'alterner les pas gauche (g) et droite (d) (remarque : pour la cavalière, les pas sont inversés : (d) et (g) ensuite), la seule petite "difficulté" c'est qu'on doit les bouger sur le rythme gauche-droite-gauche (pause) et droite-gauche-droite (pause) ((d)(g)(d) (pause) et et (g)(d)(g) pour les cavalières). Le quatrième temps est une pause : certains comptent « 1,2,3, ET 4,5,6 ET » ou « 1,2,3, ET 5,6,7 ET » ou encore « 1,2,3 ... 5,6,7 ... », au lieu de « 1,2,3,4 (5,6,7,8) »). Bien qu'on ne la "compte" pas, il est très important de marquer la pause. Il existe également une façon marginale de danser en marquant les temps de la clave avec les pieds, celle-ci est plus compliquée.
Pas de base La salsa se danse en 8 temps avec 6 temps dansés et 2 temps de pause. Les pas se comptent ainsi : «1,2,3,( ),5,6,7,( )». Les temps 4 et 8 ne sont pas comptés (ce sont les temps de pause). Les pas du cavalier et de la cavalière s'effectuent en miroir : Lorsque le cavalier effectue les pas des 4 premiers temps, la cavalière effectue ceux des 4 derniers, qui sont inversés ; par exemple, si le cavalier déplace son pied gauche, la cavalière déplace son pied droit. Un des pas de base (parfois appelé « pas de mambo ») s'effectue ainsi : Temps 1 (pour le cavalier, la cavalière commence par le temps 5), on avance le pied gauche en avant puis on décolle le pied droit, Temps 2, on repose le pied droit, Temps 3, on ramène derrière le pied gauche, et Temps 4, on marque une pause. Les 4 autres temps sont inversés : Temps 5, on recule le pied droit (la cavalière effectue ce pas-là, lorsque le cavalier effectue le Temps 1 = avancer le pied gauche, on ne se marche pas ainsi sur les pieds !) et on décolle le pied gauche, Temps 6, on repose le pied gauche, Temps 7, on ramène devant le pied droit, et Temps 8, on remarque une pause. Il existe d'autres variantes tout en gardant quelques principes de base : - le temps 4 et le temps 8 sont des temps de pause
- le cavalier sur le 1 commence toujours avec le pied gauche (et à 5 avec le pied droit)
- la cavalière sur le 1 avec le pied droit (et à 5 avec le pied gauche)
- l'alternance des pieds est respectée : gauche, droite, gauche et droite, gauche, droite (pour le cavalier)
Parmi ces variantes : - le « pas de salsa » : quasimment identique au pas de mambo; Le principe est ici "derrière/derrière" au lieu de "derrière/devant" : Temps 1 on recule le pied gauche (au lieu de l'avancer comme dans le mambo, et donc on l'avance sur le 3ème, et c'est le pied droit qu'on avance sur le temps 5 au lieu de le reculer, et donc on le recule sur le temps 7). Souvent, on "croise" légèrement les pas (voir ci-après, « pas croisé »)
- le « pas croisé » : quasimment identique au pas de salsa, le principe est "derrière/derrière". Temps 1 à 4, même principe que pour le pas de salsa, en reculant le pied gauche, on le décale un peu à droite. Temps 5 à 8 : Même chose avec le pied droit, que l'on recule donc également et qu'on décale un peu à gauche
- le « pas de rumba » (ou de guaguanco, ou pas de côté); Ici on se déplace sur les côtés ("gauche/droite" au lieu d'avancer/reculer ("devant/derrière") pour le pas de mambo); pied gauche à gauche puis pied droit à droite. Variante : On peut aussi aller plusieurs fois à gauche, puis plusieurs fois à droite.
- le « pas marché » : c'est un peu comme le pas de mambo, mais sur le temps 2 on avance le pied droit, sur le temps 5 on avance le pied droit (au lieu de le reculer), et sur le temps 6 on avance le pied gauche.
Il est essentiel pour un danseur de salsa de maitriser les pas de bases ET le "timing" (sur la musique) avant de pouvoir réaliser des figures.
Les différents styles On distingue, parmi les multiples manières de danser la Salsa, 3 styles principaux : - le style cubain, le plus courant, notamment en Europe,
- le style colombien, très pratiqué en Amérique latine
- le style portoricain, dont la caractéristique est de danser en ligne. Ce style regroupe plusieurs sous-classes principales : le style de Los Angeles se danse "sur le 1" alors que le Style New Yorkais et le style Palladium se dansent "sur le 2".
Le style cubain (ou casino) Il vient de la danse casino des années 1950 et prend ses racines dans le son cubain : très africain, « dans le sol », les gestes sont économisés -- on peut le danser dans des endroits bondés --, les passes épurées, il n'y a pas de jeux de jambes. Le couple se déplace essentiellement en décrivant des cercles successifs. C'est avant tout une danse de la rue, populaire, sociale. Il se danse normalement sur le temps (sur le "1"). La rueda de casino, une variante de ce style, consiste en des rondes de couples où un meneur annonce les passes à venir. Tous les danseurs effectuent ces passes en même temps, de sorte que les danseurs changent fréquemment de partenaire.
Il est, quant à lui, le plus commun en Amérique latine. Il consiste en une danse très proche du corps de son/sa partenaire, où prime l'esthétique et le caractère plus que le mouvement ou les figures. Les jeux de jambes sont généralement plus complexes que pour les autres styles, tirant parfois vers le twist.
L'appelation salsa "portoricaine" est typiquement française, ce style ne vient absolument pas de Porto Rico mais des États-Unis. Il désigne :
On peut le qualifier de plus démonstratif. Il inclut en particulier de nombreux jeux de jambes (shines, de l'anglais shoe shine signifiant "cirage à chaussure") et se pratique le plus souvent en ligne. À l'inverse du précédent, ce style de salsa se danse « sur le temps faible (2e temps) », ce qui signifie que le changement de direction (le break) s'effectue sur le 2e temps. Il dérive du mambo.
Il est proche du style New Yorkais, mais se danse sur le "1" et peut être acrobatique. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la salsa est avant tout une danse spontanée. En définitive, peu importe le style, tant que les danseurs vibrent ensembles sur la même musique.
Académisation Danse majoritairement populaire et apprise dans la rue, elle s'académise à grande vitesse depuis 1996. Cette année vit la naissance à Porto Rico de ce que l'on appelait alors le « Congrès Bacardi de la Salsa » devenu « Congrès mondial de la Salsa ». Depuis, les congrès de danse Salsa se sont généralisés au monde entier provoquant une académisation de cette danse et une séparation marquée entre les professionnels et les amateurs. Les danses de salon:Voici quelques danses de salon, la liste n'est pas exhaustive! La technique La danse se décompose en : - un « pas de base » qui est uniquement généré par les jambes. Ce pas de base est généralement calé sur la musique (3 temps pour la valse, 2 temps pour le paso doble, 8 pour le lindy...)
- des mouvements de corps, appelés « passes » ou « enchaînements », guidés par un des danseurs. Ces mouvements commencent sur le premier temps du pas de base et s'étalent généralement sur toute sa durée (mais peuvent parfois déborder comme en rock)
- une posture, un style adapté à la danse (toréador en paso, swing en lindy, spectacle en rock acrobatique...)
Une danse suit la musique. Aussi on pourra remarquer des arrêts pour certaines d'entre elles : les deux danseurs s'arrêtent simultanément de danser quand il y a une pause dans la musique). On pourra aussi apercevoir l'interprétation des danseurs, qui communiquent entre eux et avec la musique. Enfin, certains danseurs mettent souvent de l'application dans les finaux pour s'arrêter en même temps que la fin d'un morceau. Danses Sportives:
La compétition en Danse Sportive se divise entre les Standards et les Latines : I- STANDARDS
En 1924 "L'Imperial Society of Teachers of Dancing" (ISTD) prit l'initiative de standardiser les danses. Une équipe de l'ISTD, le comité de Danse Sportive, s'est chargée de cette lourde tâche. Ces membres étaient : Mlle Joséphine BRADLEY, Mlle Eve TYMEGATE-SMITH, Mlle Muriel SIMMONS, Mme Lisle HUMPHREYS et M. Victor SYLVESTER. Ils étaient tous d'excellents danseurs à leur époque. Toutes les danses connues à cette période ont été standardisées, à la seule exception de la Valse Viennoise car cette danse n'était pas très populaire en Angleterre à ce moment-là (la Valse Anglaise étant elle, vraiment la plus populaire de toutes). La Valse Viennoise sera rajoutée plus tard.
1- Valse Anglaise Tempo : 30 Mesures par Minutes
Dansée dans les cours en Europe au milieu des années 1700, la romantique Valse Anglaise est un dérivé de la plus rapide Valse Viennoise en 3/4 temps. Le déclencheur de la Valse fut le Boston, qui a été importé des USA en 1874. Cependant elle ne fut réellement à la mode qu'en 1922. La particularité du Boston à l'époque résidait dans le fait que les danseurs étaient l'un à côté de l'autre. Tout de suite après la première guerre mondiale, la Valse prit plus d'envergure. En 1921, il a été décidé que le pas de base serait : marche, marche, assemblé. Quand en 1922, Victor SYLVESTER remporta le Championnat d'Angleterre de Valse, sa chorégraphie n'était constituée que de tours à droite, de tours à gauche et de changement de direction (moins que ce que l'on apprend de nos jours à un débutant !!). En 1926-1927, la valse avait déjà beaucoup évolué. Les mouvements de base avaient été transformés en : marche, côté, assemblé. A la suite de quoi, différentes variations furent alors possibles et furent réglementées par l'ISTD, et plusieurs de ces figures sont toujours dansées. Le rythme a peu à peu été ralenti étant donné que les compositeurs de ballades et de chansons d'amour ont choisi de composer un tempo plus lent et plus adapté. Cette danse continue d'accroître sa popularité notamment aux anniversaires, aux fêtes de famille et aux mariages.
2- Tango : 33 Mesures par Minutes
Cette danse provient d'Argentine. La toute première fois qu'on la dansa se fut à "Barria de los Renas", dans les ghettos de Buenos Aires. Elle fut d'abord connue sous le nom de "Baila con Corte". Les "Dandies" de Buenos Aire ont changé la danse de deux manières : premièrement, ils changèrent l'appelation "Rythme de Polka" en "Rythme de Habanera", et secondo ils le nommèrent TANGO. A partir de 1900, plusieurs amateurs tentèrent d'introduire cette danse à PARIS mais sans succès, et jusque là les sentiers du TANGO n'étaient pas couvert de roses. Il y avait certains adeptes et beaucoup d'opposants au TANGO, notamment les évêques français qui faisaient ressortir le côté sensuel et sexuel de cette danse et tous ceux qui la pratiquaient, désobéissaient à la saco-sainte religion. En 1924, le professeur BOHEME de NEW-YORK découvrit une nouvelle maladie qu'il appela "Tango Foot" et même la presse était contre . Un exemple de titre qu'elle publia en 1915 :" Le tango est un plus grand danger que l'impérialisme allemand". De nos jours ces calomnies sont totalement révolues. La tenue du couple dans le TANGO est différente : le bras de la danseuse est placé sous le bras du danseur, ce qui crée une position plus petite pour une action de corps beaucoup plus staccato, rapide et stylée.
3- Valse Viennoise : 60 Mesures par Minutes
Nous devons remonté au XII ou XIII ème siècle pour assister au début de la Valse Viennoise dans les "Nachtanz". La valse Viennoise tire ses origines de Bavière et était appelée "L'allemande", mais cette origine fut controversée en 1882, car les Parisiens défendaient l'origine française de la danse datant selon eux de 1178 appelée "Volta" en Provence. La première mélodie de la Valse Viennoise date de 1770 et fut introduite à Paris en 1775 mais ne fut dansée partout que quelques années plus tard. En 1813, M. BYRON qualifia cette danse comme étant contre la Chasteté. En 1816, elle était acceptée par les Britanniques, mais la controverse continuait de plus belle quand en 1833 Mme CELBART déclara qu'elle pouvait être dansée par les femmes mariées mais qu'elle "pouvait faire perdre la raison aux jeunes filles". Au milieu du XXème siècle, l'allemand Paul KREBS a chorégraphié le style de la Valse Viennoise qui correspond à celui dansé aujourd'hui. La danse a enjoué un grand nombre de population et pas seulement en Europe mais également aux USA, puisqu'elle fut utilisée plusieurs fois dans des productions Hollywoodiennes.
4- Slow Fox : 30 Mesures par Minutes
Cette danse a beaucoup de variations et de chorégraphie qui plus tard seront ajoutées à la Valse Anglaise. C'est la danse la plus naturelle par laquelle les juges peuvent déterminer la technicité d'un couple. A la fin de la première guerre mondiale, le (Slow) Fox Trot consistait en : une marche, 3 pas, un pas lent et une sorte de tour. A la fin de 1918, la danse fut de plus en plus reconnue et on la baptisa "Jazz Roll". En 1920, Mme BRADLY dansant avec un grand danseur de talent dénommé M. ANDERSON, contribuèrent à l'élaboration de nombreuses figures notamment le Feather step et le Changement de direction dont on ne peut se passer de nos jours dans les chorégraphies. Par contre on ne connaissait toujours pas le Tour Talon qui arrivera plus tard grâce à M. FORD. Le Slow Fox Trot a connu beaucoup de modifications depuis cette période pour arriver à une danse aux mouvements les plus fluides et les plus doux.
5- Quick Step : 50 Mesures par Minutes
Dans les années 20, plusieurs orchestres jouaient des morceaux de Fox Trot trop vite ce qui n'était pas du goût de tout le monde et surtout pas des journalistes. Les gens parlaient d'un " Quick Time Fox Trot". Le charleston a également eu une grande influence sur cette danse qui comme son nom l'indique, est une danse très rapide et très vivante, comprenant des sauts, des jetés et des chassés.
II- LATINES
Les danses Latines sont pratiquées en Europe depuis le début du siècle, mais elles trouvent leurs origines au début du Siècle dernier quand les styles de musique espagnols, portugais, africains et indiens furent mixés en Amérique. Le Paso Doble tire ses racines d'Espagne, mais le Jive est typiquement d'Amérique du Nord. de toutes les danses existantes , seules 5 ont été réglementées pour la compétition : la Samba, le Cha Cha Cha, la Rumba, le Paso Doble et le Jive.
1- Samba : 50 Mesures par Minutes
Originaire d'Afrique mais découverte au BRESIL, la Samba est une danse d'Amérique du Sud qui rend les danseurs euphoriques. Plusieurs versions de la Samba de Bajao à Marcha sont dansées au Carnaval de Rio. Pour faire ressortir le vrai caractère de cette danse, le danseur doit dégager une interprétation joyeuse, flirteuse et exhubérante. Plusieurs figures utilisées en Samba font appel à des actions du bassin difficiles à effectuer mais qui font ressortir l'effet escompté de cette danse. La Samba a une action qui se déplace autour de la piste avec beaucoup de tours et d'actions balancées.
2- Cha Cha Cha : 30 Mesures par Minutes
Le Cha Cha Cha est le dernier venu dans les danses Latino-Américaines. Il a été joué pour la première fois dans les dancings d'Amérique au début des années 50 par Xavier Cugat et Prez Prado, juste après l'apparition du Mambo à partir duquel on l'a développé. Peu après l'introduction du Mambo, un autre rythme gagna en popularité et fut appelé Cha Cha Cha avec une musique plus lente et un rythme moins compliqué. L'interprétation musicale du Cha Cha Cha devrait produire une atmosphère joyeuse, d'insouciance, effrontée comme à une "Party".
3- Rumba : 27 Mesures par Minutes
Quand plusieurs "noirs" furent esclavagés par les Américains, ils rapportèrent leur propre culture. La Rumba, ou plus correctement la Rumba Cubaine est devenue la plus classique des danses Latino-Américaines. Dans sa forme actuelle, les figures de base gardent les vieilles images des intentions féminines de dominer les hommes par leurs charmes. Durant une bonne chorégraphie de Rumba, on devrait toujours voir les éléments d'attraction et de rejet entre l'Homme et la Femme. Les mouvements érotiques et sensuels de la fille obtiendront une réponse de désir et de domination masculine ; c'est l'Homme qui gagne toujours à la fin.
4- Paso Doble : 61 Mesures par Minutes
Sans aucun doute , une danse espagnole, mais également mexicaine à sa création. Influencé par le Flamenco, le caractère de cette danse est arrogant et passionné. Il suffit de mettre une musique de Paso Doble pour s'imaginer au milieu d'une arène espagnole. Pourtant c'est à moitié vrai : bien que l'Homme soit le Toréador, la Femme n'incarne pas le Taureau ; elle désigne sa Cape, la toile rouge du Toréador. La danse fut à la mode autour de 1920.
5- Jive : 44 Mesures par Minutes
Une merveilleuse danse acrobatique et vivante qui est devenue populaire pendant la Seconde Guerre Mondiale par la musique swing de Benny GOODMAN, Artie SHAW, Tommy DORSAY et Glenn MILLER et qui conquit l'Ouest en 1940 sous le nom de Jitterbug. Le Boogie, le Rock & Roll et le Swing Américain ont aussi influencé cette danse qui est très rapide. Dans le contexte de compétition, les danseurs doivent prouver qu'après 4 danses ils sont encore capables d'efforts physiques intenses, ou du moins il faut en donner l'impression !!
III- LES CRITERES DE JUGEMENT
Je vais essayer ici de répondre à une question qui concerne aussi bien les spectateurs que les compétiteurs de danse sportive :Quels sont les critères de jugement pour les danses de compétitions ? Les différents critères qu’un juge peut choisir de vérifier sur des couples en compétition sont actuellement trop nombreux pour le temps restreint qu’il a pour juger (1 minute 45 en moyenne) les 6 couples qui sont normalement sur la piste en même temps. Pourtant le juge doit se reposer sur l’impression que donne un couple par rapport aux autres. Le juge expérimenté, ayant vu et étudié la danse à tous les niveaux, peut très rapidement évaluer tous ces facteurs en même temps.
Le TIMING : Si un couple ne danse pas en musique, aucun autre point positif de votre danse ne pourra rattraper cette défaillance. La musique est le Boss.
La POSTURE : C’est l’un des aspects les plus importants. Une bonne position est ce qui vous rend élégant et fait ressortir la confiance en vous. Cela développe la balance et le contrôle, et permet au partenaire d’être bien connecté à votre corps dans les danses lentes. Votre résultat est très souvent lié à votre position générale. Penser à l’adage : " Un entraînement régulier des principes de la position vous promet la perfection".
Les LIGNES : Nous parlons tout simplement de l’étirement et de l’amplitude de votre corps de la tête aux pieds .Des lignes attirantes, attrayantes et bien exécutées, qu’elles soient incurvées ou droites, élargissent le cadre des figures.
La TENUE : Ici on entend par " la tenue " la position correcte des parties du corps quand vous êtes en position " Closed ". Par exemple, la ligne des bras du garçon ne doit pas casser d’un coude à l’autre. Aussi, les bras du garçon et de la fille devraient être symétriques afin de former un cercle et qui, même en changeant de position, devraient rester constants pour que les danseurs soient toujours dans la bonne position. La silhouette doit toujours rester agréable.
Etre ENSEMBLE : C’est le mélange de deux poids du corps en un seul, pour que le guidage apparaisse sans effort et que les danseurs soient synchronisés sur tous leurs mouvements.
MUSICALITE et EXPRESSION : La caractérisation de base de la danse sur la musique qui est jouée, et l’adéquation chorégraphique de la phrase musicale et des accents, les clairs et les ombres pour créer une valeur d’intérêt en réponse à ces accents et à ces phrases musicales. Par exemple, en Slow Fox, retenir un temps sur un pas pour permettre au prochain pas de tourer, ou des tours rapides sur une Rumba très lente, ou encore un rapide coup de tête pour très vite utiliser des actions lentes du Tango.
La PRESENTATION : Est ce que les couples vendent leur danse au public ? Dansent-ils vers le public en s’extériorisant, avec enthousiasme, en exprimant leur joie de danser et la confiance qu’ils ont en eux ? Ou sont-ils introvertis, angoissés, sous pression ?
La FORCE: L’énergie est très excitante à voir. J’ai remarqué cela en Jive : on a toujours l’impression que c’est le couple le plus énergique qui va gagner cette danse. Mais l’énergie doit être contrôlée, pas sauvage. Par exemple, Des mouvements très puissants en Valse anglaise ou Slow fox sont des atouts mais seulement s’ils sont accompagnés d’un bon swing du corps, pas seulement en faisant de grands pas. Dans la valse toujours, l’action du corps des danseurs doit montrer précisément et clairement, la descente sur le premier temps et la montée sur les deux autres temps. Donc le relâchement d’une force dans le début d’une figure doit être contrôlée et conservée pendant la montée à la fin de la figure.
Le TRAVAIL DE PIED :Le travail de pied autour de la piste en Slow Fox pour arriver à la douceur, la légèreté, a pose de pied bien spéciale du Tango pour donner une action saccadée, la bonne descente et le bon étirement des genoux en Rumba pour créer de beaux mouvements de hanche, l’étirement des pointes et des chevilles sur la jambe non supportante pour mettre en valeur la figure, l’utilisation fréquente des 4 articulations (hanches, genou, cheville et pointe) pour atteindre la plénitude des actions et une force maximale, plier et tendre les genoux et les chevilles en Valse pour créer les montées et descentes, l’utilisation des bords intérieurs et extérieurs des pieds pour créer un style et des belles lignes : tout cela donne une importance à votre résultat et à notre jugement.
Le CADRE : Le cadre c’est la combinaison de tours et de sway pour créer un regard ou pour une position. Par exemple, en Paso Doble est ce que le garçon crée l’apparence visuelle de manoeuvrer une cape ?Est ce que la danseuse exprime le mouvement tournoyant de la cape dans l’espace ? En Slow Fox, est ce que le danseur utilise le bon cadre dans les déboîtés pour conserver le contact entre leurs deux corps ?
Le GUIDAGE (Guider et Suivre) : Est ce que le danseur guide avec tout son corps et non juste avec ses bras ? Est ce que la danseuse suit sans effort ou est ce que le garçon l'assiste constamment ?
le FLOORCRAFT : Cela fait référence non seulement à éviter les autres couples sur la piste, mais l’aptitude à continuer de danser sans s’arrêter lorsqu’un autre couple vous gêne. Cela montre le contrôle du couple dans sa chorégraphie et l’aptitude du garçon à changer et guider de nouvelles figures quand la nécessité se présente.
La PRESTANCE: comme par exemple : comment le couple se regarde ?, la netteté de leur apparence, le costume, le mouvement de leur chorégraphie et si à la base ils ressemblent à des danseurs. Tout cela à un effet déterminant sur la perception du juge et influence sa notation.
--- Retrouvez les informations officielles ainsi que les dates des compétitions sur les pages du site officiel du comité national de danses sportives Le Tango Argentin:
Le tango est né à la fin du XIXe siècle en Argentine et en Uruguay, dans les quartiers populaires et populeux de Buenos Aires et de Montevideo. L'immigration européenne massive, surtout espagnole et italienne, va apporter des musiques, des mélodies, des rythmes qui vont rencontrer un phénomène rioplatense récent, la milonga. La milonga se diffuse dès le milieu du XIXe siècle dans les faubourgs de Buenos Aires. Mélangeant le rythme musical afro-uruguayen candombe (work song rythmé que chantent les esclaves noirs africains) et la habanera cubaine, la milonga est à la fois chant et danse populaires aux accents parfois mélancoliques mais malgré tout entraînants, profonds et animés. Elle permet aux hommes venus chercher fortune, très nombreux pour un nombre de femmes très limité, de se mettre en concurrence. Du fait de la rareté des femmes, mais aussi de la société masculine dont elle participe très vite, elle se danse essentiellement entre hommes. Les influences européennes multiples et le développement de la danse comme compétition de séduction vont en faire un loisir chargé d'enjeux. Le tango se construit comme codification progressive de passes, de rythmes, de brisures, de l'unification culturelle d'une population dont la diversité est source de tensions... Chaque pas révèle et dénoue dans le même temps les drames de la pauvreté, du pays éloigné, du désir inassouvi. En 1900, 70 % de la population de la capitale argentine est masculine, en quête des richesses d'un monde nouveau. Certains ont fui leur pays, la plupart sont prêts, si ce n'est à tout, du moins à beaucoup. Peu à peu le tango acquiert ses formes, ses signes, ses lieux. Les bordels, les bars du port sont les lieux réputés mal famés, où l'on danse le plus, où la guitare et la flûte se frôlent avant que ne s'impose ce qui deviendra l'instrument du tango : le bandonéon. Au début du XXe siècle, de nombreux jeunes hommes de bonne famille aimant à s'encanailler et surtout à séduire facilement, vont découvrir le tango. Il leur est cependant impossible de danser cette danse, immorale aux yeux de leur classe, avec les jeunes filles de leur milieu. C'est donc à Paris, lors de leurs voyages initiatiques de jeunes bourgeois, qu'ils initieront la société parisienne, cosmopolite et à l'affût de toutes les nouveautés pour s'égayer, à cette danse des bouges et des tripots. Très vite, le tango va être adopté par la capitale française. Choyé, il acquerra ainsi ses lettres de « bourgeoisie ». C'est par ce filtre de l'aura européenne sur la bonne société argentine et uruguayenne que le tango se diffusera finalement sur ses terres natales.
Technique La musique du tango est généralement lente et bien marquée rythmiquement. La façon naturelle de danser sur cette musique consiste à marcher sur les temps forts (les temps 1 et 3 de la mesure à 4 temps). Cette marche régulière sur la pulsation musicale est la base du tango. Mais un danseur peut aussi décider de danser sur des temps faibles (pour marquer un contretemps), ou ne pas danser sur un temps fort (pour faire une pause). On peut jouer sur le rythme, mais aussi sur les mouvements de jambes. Au fil du temps, les pas du tango se sont beaucoup diversifiés. Alors qu'au début le tango n'était qu'une marche, sont apparues ensuite des figures plus complexes, comme les ochos, ganchos, boleos, colgadas, sauts, etc. Le tango, tel qu'il se pratique en bal, est une danse improvisée, ce qui signifie que les danseurs décident seconde après seconde, en fonction de la façon dont ils sentent la musique (mais aussi de l'espace libre sur la piste), des pas qu'ils vont faire. Il n'existe pas de pas conventionnel qu'il faudrait reproduire, et il est inutile, pour bien danser, d'apprendre beaucoup de séquences par cœur. Le « pas académique », dit salida, est enseigné aux débutants car il a des vertus pédagogiques, mais il est rarement pratiqué en bal : un danseur n'a pas de raison d'effectuer cette séquence plutôt que n'importe quelle autre. Il n'y a pas non plus d'« école », car chacun danse en exploitant ses connaissances, mais avec son propre ressenti. Deux personnes de même niveau, ayant suivi les mêmes cours, pourront avoir des styles très différents. Pour assurer une progression harmonieuse du couple sur la piste, il faut maîtriser la technique essentielle du guidage. Le tango se pratique en général en couple de deux personnes de sexe opposé. Le rôle du guidage revient en général à l'homme. Il décide donc à tout moment des pas de sa partenaire (qu'il contrôle à l'aide de mouvements de son buste) et de ses propres pas. Le rôle de la femme ne doit toutefois pas être négligé : la musique passe au travers des deux danseurs. Pour que le tango soit bien dansé, il est essentiel que, au-delà des pas, les deux danseurs se communiquent, à travers leurs corps, la façon dont ils entendent la musique.
Le tango de compétitionEn compétition de danse sportive, le tango change de style (style international standardisé dans les années 1920) ; c'est une danse progressive comme la valse. La tenue du tango dit « européen », ou « tango-style », est très différente de celle du tango dit « argentin » au niveau du corps, des bras et des jambes. Le tango argentin est social, improvisé et « senti », alors que le « tango-style » européen est réglé et codifié pour permettre la compétition. Actuellement, la tendance est plutôt au mélange des deux styles, de sorte que les tangueros de compétition intègrent de plus en plus de motifs improvisés dans leurs compositions.
Impressions de tangoDanser un tango, c’est plus que faire des pas ou des figures. C'est d'abord un ensemble de codes subtils, qu'il faut savoir gérer et découvrir, puis apprécier... D'abord, en Argentine, l'homme invite la femme avec le « cabeceo », signe de tête ou regard discret qui permet à l'homme et à la femme, et à eux seuls, de savoir qui dit non ou qui dit oui. La femme qui refuse détournera la tête et le tanguero éconduit saura lui seul que l'invitation est déclinée, ce qui lui permettra de ne pas perdre la face, ceci constituant un spectacle rare et inoubliable pour l'aficionado européen de passage à Buenos Aires. C’est un contrepoint d’expérience et de créativité, d’équilibre et de sensualité, de communication complice dans une séduction suggérée — une rencontre commençant dans le regard et se poursuivant dans l'« abrazo » (enlacement). Et c’est à partir de cet enlacement étroit que s’installe, sans échanger un seul mot, la réciproque intention de se livrer. Enserrant le buste de la femme, le bras droit de l’homme établit la distance et le mode de contact entre les deux corps qui commencent à se découvrir, à échanger, à mutuellement s’adapter, cherchant à se compléter, à s’ajuster, à se fondre en un seul : c'est l'« abrazo » ou étreinte. Ensuite on attend 10-15 secondes, le temps (comme dit le milonguero) que la musique passe de l'oreille à la tête, puis gagne le cœur. Alors la musique se transmet aux pieds et la danse peut commencer. Le couple danse en partageant les espaces, les pleins et les vides, écoutant le corps de l’autre, captant son émotion, son anxiété, sa surprise. Les partenaires ne se regardent presque pas et ne se parlent pas. S’ils le font c’est que le langage des corps a échoué. Dialogue secret de questions et de réponses, parfois demande, parfois esquive, parfois exigence ou réserve, pudeur ou crainte. Ils ne font qu’un, corps et âmes. D’aucuns disent que pour danser un tango il faut être deux : pourtant deux ne suffisent pas. Dans cette communion, l’homme et la femme dansent accompagnés par la musique, attentifs au rythme et à la mélodie, et ce sont leurs sentiments qui la transforment en mouvement. Ils dansent avec l’autre et pour l’autre. Ils dansent avec les autres couples dont ils partagent l’énergie. Ils dansent avec le sol qui leur transmet les vibrations des autres danseurs ; ils lui rendent en caresses l’appui qu’il leur donne. Dans cet équilibre subtil des relations, aucun ne doit dominer. L’égoïste qui danse seul prive son partenaire de cette union tant désirée. Le couple qui s’isole restera isolé, se privant ainsi de recevoir le feu sacré des autres couples, tout comme il se refuse à apporter sa propre ardeur à la danse partagée. Ceux qui ne font que s’exhiber trahissent leur intimité. Mais quand tous ces éléments sont réunis de manière égale, la communion est parfaite. Mystère des corps en harmonie, magie du tango qui les mène à l’extase, émotion intense et totale, du corps et de l’âme. Ils aimeraient que ce tango dure toujours et que rien ne vienne interrompre l’enchantement. Lorsque s’éteint la dernière note, ils restent enlacés pour quelques instants de plus. Et quand l’expérience a dépassé l’habituel, les paroles sont inutiles. Ils se regardent presque avec pudeur, voire ne se regardent pas, ébranlés, presque effrayés, devant une telle émotion.
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